Suspendre n’est pas tromper !

28 01 22

Tour d’horizon sur les conditions suspensives

L’acte de vente et notamment l’avant contrat (entendons ici compromis ou promesse de vente) est une affaire d’équilibre entre le VENDEUR et l’ACQUÉREUR.
Cet équilibre, s’il semble évident en ce qui concerne le prix et le bien, doit également être évident concernant vos conditions d’achat.

Il n’est pas ici question de vous faire peur mais plutôt de vous sensibiliser à la valeur ajoutée de votre anticipation.
Pour moi, l’anticipation est la clé d’un dossier réussi !

Juridiquement, faire une offre c’est s’engager. Donc modifier son offre c’est modifier son engagement. Et si l’on modifie son engagement, on donne la possibilité au VENDEUR de ne plus être d’accord de nous vendre…

Donc dire à son VENDEUR :

  • que l’on va faire un peu plus de travaux que prévu,
  • prendre un peu plus de temps que prévu,
  • demander un peu plus d’argent que prévu, c’est modifier son offre et donc son engagement.

Néanmoins et je le sais, il faut souvent concilier vitesse et protection. Comment faire pour dire à son VENDEUR ou à l’agence que nous sommes intéressés tandis que le projet ne verra le jour que dans 1 an ou 1 an et demi ?

Le secret, on est sympa on vous le donne 😉  : c’est la CONDITION SUSPENSIVE.

Elle va venir vous protéger intelligemment des risques de l’achat tout en garantissant un sérieux auprès du VENDEUR.
Pour moi un dossier solide, est un dossier où l’on définit les étapes avec le VENDEUR et donc c’est un dossier qui a plus de chance d’être accepté.

L’objectif de cet article est alors de vous sensibiliser à la pratique de ces conditions, à les faire entrer dans votre couteau suisse ( ou tout autre nationalité 😝 ) de la négociation.

Et cet outil fonctionne toujours pareil : le pourquoi, le comment et le combien de temps !

Portrait de Jérémy Gouzy, notaire

Jérémy Gouzy
Notaire