Vous êtes entrepreneur ou souhaitez le devenir, votre banquier doit devenir votre meilleur ami. Du moins, il doit le croire 😉   Pour cela, il est essentiel d’entretenir un contact régulier avec lui et instaurer une relation de confiance.

La digitalisation a rompu le lien que pouvaient avoir nos grands-parents avec leur banquier et rend d’autant plus difficile la relation entre nous.

Après lecture de plusieurs articles sur le sujet, et grâce à ma propre expérience, voici les recommandations à suivre pour instaurer un climat favorable à l’échange, avec votre banquier.

1ère recommandation : Faites en sorte que le banquier vous connaisse et n’ait plus d’hésitation en entendant votre nom

« Vous avez dit vous appeler comment déjà ? Ah bon on se connaît ? »

 

Comme avec vos clients, la première impression est d’une importance cruciale. Le contact humain est essentiel. Un banquier doit être rassuré sur votre sérieux, votre engagement et la pertinence du projet que vous soutenez. La clé, c’est d’arriver devant votre banquier en ayant préparé correctement votre sujet. Montrez votre assurance et prouvez-lui que vous êtes incollable en ayant réponse à toutes ses questions.

Puis, anticipez ses réticences et démontrez que vous avez étudier toutes les situations. Préparez en avance une présentation papier que vous pourrez lui remettre afin qu’il ait toutes les données en main. Cela l’aidera également à transmettre l’information en interne.

Enfin, restez honnête sur vos capacités financières car il le saura à un moment ou un autre. Son rôle est de mesurer le risque de votre projet, il n’a aucun intérêt à vous prêter si vous n’êtes pas en capacité de le rembourser. Détaillez votre stratégie d’entreprise, et évaluez avec lui, la solvabilité de votre proposition.

Votre sérieux, la rigueur dont vous ferez preuve seront autant d’atouts qui permettront à votre conseiller d’être rassuré sur votre légitimité.

Placez quelques blagues qui détendront l’atmosphère est le tour est joué !

Votre demande ne sera peut-être pas acceptée dans un premier temps, mais votre banquier aura appris à vous connaître et vous aidera à monter le projet pour qu’il soit le plus solide possible. Et à l’avenir, dès que vous donnerez votre nom au téléphone, vous n’aurez plus à faire une longue tirade pour remettre du contexte et lui dire qui vous êtes, il le saura !

2ème recommandation : Communiquez avec votre banquier régulièrement, entretenez un lien de confiance

Pour ma part, après les premiers mois d’installation au Moulin de Bernard, j’ai invité mon conseiller et le directeur de la banque à visiter le gîte, partager un café et les rassurer sur le fait qu’ils avaient eu raison de nous faire confiance. Il est important que votre entreprise et vous-même ne soyez pas un nom sur lequel votre conseiller est incapable de poser un visage ou un souvenir précis de vos échanges.

Restez en contact tout au long de l’année et tenez-le informé de tout changement de situation. Ayez toujours un coup d’avance sur un virement qui pourrait l’inquiéter, un découvert dû à un retard de paiement de vos locataires ou tout imprévu qui pourrait déclencher des frais complémentaires alors qu’ils peuvent être évités, en anticipant les situations.

Cela m’amène justement au dernier point ci-dessous.

3ème recommandation : Appuyez-vous sur votre expert-comptable

Même si vous connaissez l’état de santé de votre entreprise, que vous savez lire un compte de résultat et pouvez facilement identifier vos charges et recettes, vous n’êtes pour autant pas fiscaliste et ce n’est pas grave. N’hésitez pas à solliciter votre expert-comptable pour qu’il se mette en contact avec votre banquier directement. Ils parlent le même langage et les échanges seront d’autant plus constructifs.

Pour ma part, j’ai l’impression que cela permet également d’assoir une certaine crédibilité auprès de la banque. En effet, cela prouve que vous êtes accompagné par un professionnel dont c’est l’expertise et que vous tenez une comptabilité en bon père de famille.

Ces recommandations s’appliquent à tous, que vous soyez en plein démarchage afin de solliciter un prêt pour faire l’acquisition d’un bien, que comme moi, vous soyez récemment installés dans l’activité ou que vous souhaitiez vous agrandir.

L’essentiel est de rester transparent, de considérer votre banquier comme un partenaire avec lequel vous pouvez avancer main dans la main, et de communiquer votre enthousiasme avec conviction !

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