La formule accessoire de la table d’hôte consiste à proposer, en plus du prix de la nuitée petit-déjeuner compris, un repas pris à sa table et de même composition que le sien. Elle n’est ouverte qu’aux clients de l’unité d’hébergement ; elle n’est en aucun cas obligatoire. Les repas doivent être composés de produits locaux avec un menu unique et imposé. Les prix doivent être affichés à l’extérieur et à l’intérieur de l’établissement.
Les repas sont donc pris en commun avec les hôtes, chez eux, dans la cuisine ou dans leur salle à manger (et non pas dans une salle dédiée à l’usage des pensionnaires). Les horaires de ce repas pris en commun sont également fixés par l’exploitant : c’est un service unique.
Il est évident que la nature juridique de ces prestations annexes et accessoires relève de l’hôtellerie. Une note récapitulative de toutes les prestations achetées par le client doit être délivrée en fin de séjour. Une déclaration à la direction départementale en charge de la protection des populations doit être faite si des denrées d’origine animale sont proposées aux clients dans le cadre de l’exploitation.
La table d’hôtes est une prestation additionnelle, c’est-à-dire non obligatoire, en complément d’une activité de chambre d’hôtes. Ce n’est pas une activité unique, car dans le cas contraire, elle serait considérée comme restaurant.
Les gîtes quant à eux diffèrent des chambres d’hôtes par leur accueil, les pensionnaires y disposent en effet d’un bâtiment entier avec cuisine et salle d’eau dédiée à leur usage, au contraire d’un hébergement chez l’habitant où les espaces sont communs. La prestation d’une table d’hôtes doit donc se limiter aux seuls pensionnaires de la chambre d’hôtes, limitée par la capacité d’accueil des chambrées qui ne peut excéder 15 par nuit.
Il est possible, au cours du repas, de proposer librement aux hôtes toutes les boissons du groupe 1 (boissons non alcoolisées), sans faire l’objet d’une demande de licence.
Pour le service de boissons alcoolisées de catégorie 3 au cours de ce repas, il est nécessaire d’obtenir la petite licence restaurant.
Pour servir des alcools distillés de catégorie 4 à une table d’hôtes, il conviendra donc d’obtenir la licence restaurant.
Pour obtenir une licence de débit de boissons ou de restaurant, il faut à la fois détenir un permis d’exploitation, délivré après une formation spécifique, et effectuer une déclaration préalable en mairie.
Le permis d’exploitation
Il correspond à une attestation qui prouve que le futur exploitant a suivi une formation spécifique obligatoire. Il est délivré par l’organisme agréé qui réalise cette formation. Cette formation est indispensable pour ouvrir le droit à l’exploitation d’un débit de boissons alcoolisées (licence 3 et 4). La formation porte sur la prévention et la lutte contre l’alcoolisme, la protection de mineurs, la répression de l’ivresse publique, la lutte contre le bruit. Elle forme également le futur exploitant à la législation des stupéfiants et aux principes de la responsabilité civile et pénale. Cette formation dure environ 20 heures (2,5 jours). Ce permis est valable 10 ans. Il est renouvelable en effectuant une nouvelle formation de 6 heures. À noter : Une formation allégée de 7 heures est dispensée aux loueurs de chambres d’hôtes pour qui la vente d’alcool est une activité accessoire.La déclaration administrative
La déclaration administrative (Formulaire 11542*05) doit être effectuée pour les restaurants et les établissements vendant de l’alcool (sur place ou à emporter), au moins 15 jours avant l’ouverture. De manière générale, la licence est délivrée par la mairie de la commune, à la seule exception de la ville de Paris. C’est la préfecture de police qui remet la licence. Le choix de la licence relève de la nature du commerce de boissons. La nature de la licence dépend de ce que le loueur veut vendre au sein de ses prestations. Il faut savoir que depuis le 1er juin 2011, la première licence sur les boissons non alcoolisées a été supprimée. Depuis le 1er janvier 2016, la licence 2 et 3 ont fusionné. Par voie de conséquence, la licence 2 disparaît pour se retrouver dans la licence 3. Autrement dit, il ne reste plus que la licence de 3ème groupe et celle du 4ème groupe. Appelée licence restreinte, la licence du troisième groupe regroupe des boissons comme la bière, le poiré, les vins doux naturels, les crèmes de cassis, le cidre, le vin, et bien évidemment les boissons de l’ancien deuxième groupe à l’image des jus de fruits fermentés de 1 à 3 degrés d’alcool. Mais également les autres vins doux, les apéritifs de vin, les liqueurs de fruits (framboise, cerise, fraise, cassis, etc.) ne dépassant pas les 18 degrés. Nommée licence de plein exercice ou grande licence, la licence du quatrième groupe comprend les rhums, les boissons provenant de la distillation du vin, les boissons agrémentées en sucre (400 grammes par litre pour la liqueur anisée et 200 grammes pour les autres liqueurs), les tafias, etc. Pour toute prestation supérieure à 15,24 €, il faudra remettre un double de la note au pensionnaire et conserver un exemplaire pendant deux ans. La note doit comporter :- la date d’émission,
- les nom et adresse de l’exploitant de la chambre d’hôtes
- ainsi que le nom du client (sauf s’il s’y oppose),
- la date et le lieu d’exécution de la prestation,
- puis le décompte détaillé
- et enfin, le total à régler.


